Principe d’Équilibrage des Messages Publics
Dans la Cité de Shou, l’espace médiatique est reconnu comme un facteur structurant du climat social. Les messages diffusés, qu’ils soient informatifs, sécuritaires ou publicitaires, influencent durablement les représentations, les émotions collectives et les comportements. À ce titre, leur accumulation non régulée peut produire des biais systémiques préjudiciables au vivre-ensemble.
Le présent principe vise à maintenir un équilibre cognitif et symbolique dans l’espace public, en contrebalançant explicitement les messages générateurs de peur, de méfiance ou de fragmentation sociale par des messages favorisant la confiance, la coopération et l’appartenance commune.
Tout message diffusé à caractère sécuritaire, notamment ceux signalant une menace, réelle ou potentielle, associée à autrui (par exemple : avertissements relatifs aux pickpockets, aux comportements suspects ou aux risques liés à l’autre), sur quelque support et mode de diffusion que ce soit, doit être contrebalancé par des messages valorisant le vivre-ensemble, la confiance civique ou la solidarité.
Ce contrebalancement obéit à un ratio minimal d’un message de cohésion pour deux messages sécuritaires. Ce ratio s’apprécie sur l’ensemble des paramètres de diffusion : visibilité, fréquence, durée d’exposition, format et emplacement.
Le principe d’équilibre s’applique également aux messages publicitaires, notamment lorsque ceux-ci introduisent des biais structurels forts, tels que la surreprésentation d’entreprises non locales au détriment des acteurs économiques du territoire. Dans ce cas, les messages valorisant les filières locales doivent être proportionnellement renforcés.
Plus généralement, toute communication publique ou privée introduisant un biais sociétal significatif, qu’il soit économique, sécuritaire, culturel ou symbolique, est soumise à cette obligation de compensation explicite. L’objectif n’est pas la censure, mais la correction des déséquilibres narratifs.
Les entités contrevenantes s’exposent à des sanctions financières proportionnées à l’impact de la diffusion. L’amende est calculée sur la base du coût nominal de production et de diffusion des messages déséquilibrés, multiplié par deux, puis majoré d’une pénalité supplémentaire de 25 %.
En régulant l’équilibre des messages plutôt que leur contenu isolé, la Cité de Shou protège la liberté d’expression tout en assumant la responsabilité collective de l’écosystème informationnel.
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