Principe de Contribution Culturelle des entreprises
Dans la Cité de Shou, la culture n’est pas un ornement superflu mais une infrastructure invisible, aussi essentielle que l’eau, la pierre ou la parole. Elle façonne la conscience collective, entretient la capacité critique et assure la transmission du sens au fil des générations.
À ce titre, toute entreprise opérant dans la cité reconnaît que sa prospérité économique repose également sur un terreau culturel vivant. Elle est donc tenue de contribuer activement à l’entretien et à l’enrichissement de ce bien commun.
Chaque entreprise établit annuellement un rapport culturel attestant du financement ou du soutien d’actions culturelles à hauteur minimale de 1 % de ses recettes annuelles. Ces actions peuvent inclure, sans s’y limiter, le soutien aux arts, à la création contemporaine, à la transmission des savoirs, au patrimoine vivant, ou à l’éducation culturelle.
Les recettes sont entendues ici comme l’ensemble des flux économiques perçus par l’entreprise, indépendamment de son bénéfice net. Ce choix garantit que la contribution culturelle demeure proportionnelle à l’impact réel de l’activité économique sur la cité, et non aux stratégies comptables variables.
À défaut de produire un rapport conforme ou de démontrer un engagement culturel suffisant, l’entreprise s’acquitte d’une contribution compensatoire équivalente à 2 % de ses recettes annuelles. Cette contribution est intégralement affectée à un fonds culturel commun, géré de manière transparente et collégiale.
Ce principe ne vise ni la sanction ni la contrainte punitive, mais l’alignement des forces économiques avec le développement symbolique, créatif et intellectuel de la cité. Une économie qui ne nourrit pas la culture finit inévitablement par s’appauvrir elle-même.
← Retour au Sommaire